La région de grandes exploitations agricoles était assez désolée. La couleur ocre y régnait en maîtresse. Elle dominait dans les champs qui déteignaient sur les routes. Elle salissait de sa touche monotone le crépi des façades à un point tel qu'elle avait contaminé jusqu'aux visages burinés des vieux assis de toute éternité devant leurs demeures. Le vert avait beau faire, il ne parvenait pas à s'imposer, ni par les arbres de la place virant au brun foncé lors des fréquentes sécheresses estivales, ni par les plantes sur les appuis de fenêtres ternies de l'uniforme poussière. Seules les fleurs en plastique du cimetière se risquaient, pendant une saison ou deux, à maculer un décor égal à perpétuité. Mais le vent et la pluie se faisaient les alliés de la tristesse dominante et les fleurs impies rejoignaient ceux à qui elles avaient été destinées dans la patience de l'oubli.

Même le voyageur pressé ressentait un bref malaise lorsqu'il quittait la masse des maisons villageoises et frôlait la demeure de madame Violaine. C'était la dernière maison du village. Et ce n'était pas là son seul signe distinctif pour qui prenait la peine de regarder. Madame Violaine était étrangère au pays. Veuve modeste, elle s'était installée là, il y avait vingt ans déjà, avec son jeune fils.

Dans aucune de ces communautés rurales isolées on accepte volontiers l'intrus, quel qu'il soit. Et madame Violaine n'avait guère cherché à se faire des amis: elle ne se rendait au village que le jour du marché. On aurait pu croire pourtant qu'elle faisait partie intégrante de la population de la bourgade, n'ayant aucune particularité physique ou vestimentaire qui l'en aurait distinguée et, en même temps, il flottait autour d'elle une atmosphère personnelle si inaltérable qu'elle en devenait une présence unique et respectée. Une connivence s'était établie de longue date entre elle et les autres habitants: leurs rapports étaient marchands et s'agrémentaient tout au plus de vagues considérations météorologiques. Et madame Violaine regagnait sa résidence à petits pas.

Si on la suivait, on comprenait alors ce qui l'avait guidée dans le choix de cette maison isolée. Il s'en dégageait la même aura que de sa propriétaire. On ne parvenait pas à définir l'origine du charme évident qui émanait de cette petite femme dont les mèches grises encadraient un visage rond aux yeux cerclés de métal, mais c'était chose possible pour sa maison. Elle tranchait infiniment sur l'ocre poussiéreux des alentours. C'était comme un nid auréolé de verdure. Toutes les nuances végétales s'y étaient réunies et le vert profond du lierre qui la recouvrait en était la quintessence...

Madame Violaine avait les doigts verts, au propre comme au figuré. Elle aimait tant caresser les feuillages, flatter la tige encore fragile d'une rose trémière, replanter inlassablement les jeunes pousses qui proliféraient comme par enchantement qu'elle avait en permanence les doigts maculés de sève et comme couronnés de nature. A son arrivée, le jardin envahi d'herbes folles et desséchées s'était métamorphosé. Dans un désordre apparent, elle avait accumulé plantes et arbustes dont, partout ailleurs, les noms mêmes s'étaient fanés depuis des lustres. Seuls le grand marronnier, deux lilas et le lierre ancestral avaient résisté obstinément aux années d'abandon, tout le reste avait été créé à force d'années et de patience amoureuse.

Un jour de marché, au grand étonnement des badauds qui connaissaient ses discrètes habitudes, elle s'arrêta longuement devant un étal alors que les autres clients hésitaient à s'en approcher et s'ils le faisaient, c'était à la dérobée, après avoir jeté maints regards alentour. C'était la petite échoppe de Mathieu, le rebouteux de Fontenailles. Si tout le monde recourait à ses services, un jour où l'autre, personne pourtant ne s'en vantait. On avait grand besoin de lui, mais on ne le fréquentait pas plus qu'il était nécessaire: ceux à qui on prête un pouvoir sont toujours craints.

Mais Madame Violaine éprouva d'emblée de la sympathie pour cet homme bourru et sans âge dont l'allure n'était pas sans rappeler les druides des images d'Épinal. Elle avait remarqué, parmi les bouquets d'herbes sèches, des essences inconnues et avait engagé la conversation, en toute simplicité: elle était en son domaine... Leurs entretiens devinrent rapidement une habitude et il arrivait de plus en plus souvent qu'ils s'éternisent jusqu'à la fin du marché. Cela mettait les villageois en rage: plus personne n'osait s'approcher de l'auvent du Mathieu, car il était devenu l'objet de tous les regards, chacun observant la scène dans le vain espoir de saisir quelques mots, voire de démasquer quelque pacte obscur. Mais les deux protagonistes n'en avaient cure et ce n'était souvent que lorsque Mathieu commençait à replier bagage que Madame Violaine s'en retournait chez elle à petits pas, emportant précieusement l'un ou l'autre spécimen d'un végétal rare que Mathieu lui avait dégoté. Et ce nouveau venu, parfois d'origine exotique, s'acclimatait sans peine car Madame Violaine consacrait beaucoup de temps à sa passion.

Sa pension de veuve lui épargnait de devoir travailler et son fils unique ne lui avait guère plus causé de souci que ses plantes. Il s'était élevé tout seul et sans entrave, à l'image des végétaux, même si une partie de sa maturation avait dû passer par les bancs de l'école du village, du collège et enfin de l'université où il avait fait des études de lettres. C'est là qu'il avait rencontré Anne qui était devenue sa femme. Il avait alors quitté la demeure maternelle pour aller vivre à Orléans où il enseignait, même s'il venait très régulièrement rendre visite à sa mère.

Ce ne fut qu'au moment où Yvon n'habita plus chez elle que l'on vit Mathieu commencer à rendre visite à son amie. Il savait qu'auparavant, sa présence aurait mis son fils mal à l'aise car il lui gardait quelque rancune d'enfant, héritée du temps où il fréquentait l'école et où il avait été plusieurs fois l'objet de moqueries de la part de ses condisciples. L'attention que sa mère portait au guérisseur alimentait bien des commérages d'adultes et avaient inspiré à leurs rejetons quelques méchantes fables, d'autant plus que leurs parents, à bout d'arguments et de corrections pour faire obéir leur marmaille en venaient toujours à brandir le spectre de Mathieu comme ultime menace. Il fallut un certain laps de temps aux paysans pour comprendre pourquoi la voie vers les remèdes de Mathieu était soudain libre. Lorsque le marché était terminé et que l'âne était attelé à la petite carriole, Mathieu s'en retournait vers Fontenailles, mais il faisait un petit détour et une longue halte chez Madame Violaine qui lui avait préparé à déjeuner.

On pouvait les voir, l'après-midi, prendre le café sous la pergola qui embaumait le chèvrefeuille ou agenouillés dans un coin du jardin, repiquant avec amour quelque obsolète fleurette, ou cueillant quelques herbes médicinales avant de les trier et de les mettre à sécher. Ce n'était d'ailleurs pas sans fierté que Madame Violaine appliquait son art vert aux rebelles qui refusaient généralement de survivre dans un sol partout ailleurs trop aride. Et jusqu'au couchant, ils devisaient et oeuvraient pour leur plus grand plaisir, non sans prendre le temps de déguster les confitures de l'une et de goûter aux alcools fruités de l'autre.

Si cette situation comblait ces deux amateurs de nature, il y eut naturellement une bonne âme emplie de jalousie revancharde pour donner un coup de téléphone anonyme à Yvon. Ce fut Anne qui décrocha et lorsqu'elle claqua le cornet, pleine d'aigreur, elle lança à son mari:

- Tu connais la dernière de ta mère? Elle joue à la sorcière à présent!

Plus que de la réputation de sa mère, c'est de sa santé que son fils s'inquiétait, car malgré les potions du Mathieu et l'aide qu'il lui apportait désormais, le temps pesait de plus en plus lourd sur ses épaules devenues frêles. Yvon décida alors de prendre les choses en main et de venir plus régulièrement endiguer les excès de la nature. S'il fallait couper une branche, arracher les pousses qui s'acharnaient à étouffer le sentier, tailler le lierre qui menaçait d'envahir portes et fenêtres, madame Violaine, toute absorbée par les soins nécessaires à la croissance de ses enfants ne pouvait se résoudre à perpétuer elle-même ces crimes, contre "sa" nature. C'est pourquoi son fils et Anne à qui, de toute évidence, il en coûtait moins d'accomplir ces sacrifices dénués de rituel avaient décidé d'y pallier. Si Yvon s'acquittait simplement de ces besognes qui le délassaient de ses classes bruyantes, Anne prenait un malin plaisir à dégager, entraver, brûler toute cette végétation qui "faisait désordre". C'était là, sans doute, la seule chose qui déplaisait en elle à madame Violaine. Aussi suivait-elle sa belle-fille pas à pas, au risque de se faire écorcher par une ronce irritée d'être arrachée avec tant de rage. Mais ce prix à payer paraissait dérisoire à la vieille dame si c'était pour conserver, le plus intact possible, son paradis terrestre.

Ensuite, navrée de l'irrespect humain dont ses enfants verts avaient été les victimes, elle les choyait davantage encore, ce qui entraînait en retour vicieux le besoin de coupes et de nettoyages multipliés et toujours plus sévères... Courant tout le jour chargée de seaux d'eau et de terreau, éveillée fréquemment la nuit par des cauchemars dans lesquels ses plantes favorites l'appelaient au secours, la suppliant de les protéger d'une Anne armée d'une faux, madame Violaine se mit à dépérir. Mais elle refusait obstinément de quitter son Éden pour vivre en ville en compagnie de son fils et du bourreau de ses chères plantes.

Même Mathieu essaya de la raisonner, mais elle ne voulut rien entendre: il comprit alors que la survie de ses enfants verts était la seule chose qui la maintenait encore en vie, contrairement à ce que supposait son fils. Mathieu revint donc le plus souvent possible, délaissant son propre travail afin de soulager madame Violaine du sien. Il alla même jusqu'à écrire en secret une lettre à Yvon, afin de lui demander ne plus venir nettoyer trop souvent le jardin, chose qui attristait à chaque fois davantage son amie et lui serait un jour fatal. Aiguillonné par Anne, Yvon vit rouge et répondit d'une façon peu amène qu'il était le mieux habilité à savoir comment il fallait agir avec sa mère et qu'il n'avait besoin ni d'aide, ni de conseil d'aucun étranger à la famille. Pire, au cours de leur visite suivante, ils accablèrent madame Violaine de remontrances, lui parlant comme à une enfant capricieuse et lui enjoignant de se méfier désormais de ce personnage inquiétant dont on ignorait tout des intentions véritables. Et le jeune couple s'en remit à qui mieux mieux à annihiler les soins qui épuisaient en vain les dernières forces de madame Violaine, plus affligée encore de voir son univers définitivement traité sans respect que de s'être entendu iniquement sermonner.

C'est ainsi qu'un soir, Mathieu la trouva allongée parmi les ancolies et les primevères. Dans sa chute, elle n'avait brisé aucune feuille. C'était comme si on l'avait précautionneusement déposée sur un lit de verdure. De toute évidence, elle reposait là depuis quelques heures. Son vieil ami la ramassa comme s'il s'était agi d'une branche morte et la porta dans la maison. Lorsqu'il l'eut étendue sur le lit, il s'aperçut qu'elle vivait encore et se dépêcha d'aller lui préparer une tisane afin de lui redonner quelques forces. L'amertume du breuvage qu'il fit couler entre ses lèvres ranima en effet madame Violaine. Avant qu'elle eut pu prononcer le moindre mot, Mathieu l'obligea à le boire jusqu'au bout. Elle lui sourit et murmura:

- Nous n'avons plus beaucoup de temps, mon ami. Ou plutôt, le mien est compté. Laissez-moi vous parler.

Mathieu acquiesça silencieusement.

- Vous savez qu'Yvon et Anne sont mes seuls héritiers. Ils vont très certainement venir habiter ici. Et je le redoute autant que je le souhaite... car vous savez qu'ils n'accorderont pas à mon jardin le quart de l'attention qui lui est nécessaire. Ils ne savent même pas que c'est la plus belle part de leur héritage... Je vous demande de me faire un serment, Mathieu: ne les laissez jamais détruire davantage ce que j'ai mis tant d'années à créer. Je n'y survivrais pas. Oh, rassurez-vous, je suis encore assez lucide pour savoir que je vais mourir, mais je sais que je survivrai toujours à travers mes enfants verts et qu'ils me conduiront à la paix éternelle, la grande patience de Dame Nature...

Mathieu promit et, à sa demande, transporta à nouveau Madame Violaine dans son jardin où il la déposa précautionneusement sur son linceul fleuri. Il resta silencieusement accroupi à côté d'elle. Lorsque l'aube se leva, la main que Mathieu tenait toujours était froide, mais le visage de son amie avait conservé un doux sourire et c'est sans aucun chagrin qu'il s'en repartit pour Fontenailles. Toutefois, il se retourna d'abord vers la maison, derrière laquelle le soleil émergeait. Il leva vers elle son bâton, puis en balaya tout le jardin et dit simplement:

- Que la volonté de celle qui vécut ici soit respectée.

Lorsque l'employé communal vint prévenir Yvon du décès de se mère, aucune surprise, aucun sentiment ne se lut sur son visage. Anne qui avait frôlé la crise de nerfs en apprenant que sa belle-mère avait reposé plusieurs jours dans son jardin avant qu'on ne la trouve, se calma instantanément devant le comportement imperturbable de son mari. S'il ne trouvait pas matière à drame, elle n'avait aucune raison d'en faire un...

L'enterrement se fit dans la plus stricte intimité. Et bien vite, personne au village ne s'inquiéta plus de la disparition de madame Violaine, pas plus qu'on ne s'était préoccupé de sa vie. Pourtant, chaque semaine, le jour du marché, Mathieu vint repiquer une plante nouvelle sur la tombe de terre battue, qui se trouvait à l'extrémité du cimetière, et ressembla bientôt à la miniature du jardin de madame Violaine, défiant à perpétuité l'appétit de l'ocre.

Lors du règlement de la succession, le jeune couple apprit avec étonnement qu'il héritait non seulement de la petite maison et de ses meubles, mais aussi d'une somme assez coquette dont il ignorait l'existence. Yvon conserva son impassibilité, tandis qu'Anne ne put contenir sa joie qui dépassait de loin son affliction. Ils allaient enfin pouvoir réaliser son rêve: aller en Thaïlande...!

Quelques mois se passèrent avant les vacances exotiques. Entre temps, ils avaient quitté leur appartement étriqué et avaient emménagé de façon provisoire dans la résidence campagnarde. Anne n'avait pas voulu abandonner ses meubles ultramodernes et Yvon se refusait à vendre ou à se débarrasser du mobilier familial. Ces objets cohabitaient mal, tant à cause de la place que chacun occupait dans un espace réduit que par leurs styles opposés qui s'affrontaient. Il en allait de même entre Anne et les plantes qu'elle ressentait comme une oppression, voire une menace de son espace vital. Elle aurait voulu dépouiller le jardin qui s'obstinait à croître et embellir presque sans soin, comme elle espérait brûler un jour toutes les vieilleries de madame Violaine.

Le matin du départ pour la Thaïlande, Anne, en fermant la porte, fit remarquer à Yvon que le lierre commençait à envahir l'entrée.

- Je le couperai un peu en rentrant, lui répondit-il à regret.

- Ne crois-tu pas qu'il serait plus simple de l'arracher une fois pour toutes?

- On verra en rentrant...

- C'est tout vu, se dit-elle, comptant sur les vacances pour lui faire enfin entendre raison.

Bercés par les charmes de l'exotisme touristique et la fièvre du dépaysement, la lumière provinciale leur parut bien terne à leur retour. Roissy sous un ciel terne et bas empli de pluie les avait plongés dès leur arrivée dans une mélancolie léthargique. Ils ne remarquèrent pas, en regagnant leur séjour, à quel point le ruissellement des orages avait lustré les feuilles du lierre, ni combien les verts étincelaient dans le crépuscule naissant. Le mécontentement né du retour à la réalité focalisait leurs regards et leurs pensées vers des contingences bien plus immédiates.

Ils constatèrent avec agacement que le lierre avait poussé son audace jusqu'à entraver l'ouverture de la porte et exclure celle des volets. Sombre et humide, la petite maison leur parut hostile. Anne pesta une fois de plus à l'encontre de l'envahisseur naturel. Yvon, dans l'espoir de la calmer, lui proposa d'allumer immédiatement une bonne flambée dans leur chambre et de s'attaquer dès le lendemain à l'ennemi vert. Anne poussa un soupir peu convaincu et il sortit chercher du bois. Il s'étonna de la douceur de la température extérieure. S'ils avaient pu aérer les pièces, ils n'auraient eu nul besoin de chaleur artificielle pour libérer la maison de ses miasmes.

Il rentra les bûches à grand peine, ne pouvant pénétrer que de profil dans l'embrasure de la porte. Il rencontra le même désagrément lors du déchargement des bagages et finalement approuva inconditionnellement la hargne débroussailleuse d'Anne.

Harassés par le voyage et le décalage horaire, ils se couchèrent de bonne heure sans remarquer que le feu couvait plus qu'il ne flambait.

Leur nuit fut peuplée d'étouffants cauchemars dans lesquelles ils se débattaient avec des lianes doués vies auxquelles ils ne parvenaient à échapper que pour mieux s'y empêtrer. Yvon ouvrit un bref instant les yeux et perçut à peine que la pièce était envahie d'une fumée opaque. Il sombra dans l'inconscience où était déjà plongée Anne et dont ils ne s'éveillèrent plus. Le lierre qui avait soigneusement clos toutes les issues avait aussi obstrué la cheminée...

Ce furent les parents d'Anne qui se chargèrent de l'enterrement à Orléans. Ils récupérèrent tous les biens ayant appartenu au jeune couple et fermèrent soigneusement la maison de madame Violaine dont ils refusèrent de devenir les propriétaires après d'aussi tragiques événements. Ils en confièrent les clefs au notaire de la défunte. La petite demeure resta vide quelques années, temps nécessaire aux longues démarches de l'homme de loi afin de finir par découvrir une lointaine parente à qui elle fut léguée.

Madame Clarisse ne put dissimuler sa joie sous les convenances rigides d'un deuil tardif en découvrant le joyaux émeraude dont elle héritait. Étant veuve depuis peu, ses ressources étaient limitées et elle élevait seule sa jeune fille. Elle fut ravie de ce cadeau inespéré.

Et c'est ainsi qu'au village on vit à nouveau, une fois par semaine seulement, le jour du marché, une petite dame qui n'était pas du pays se glisser entre les échoppes, nimbée du silence de la nature... Et personne n'osa faire la moindre remarque lorsque Madame Clarisse, le plus simplement du monde, vint faire la conversation au Mathieu et échanger avec lui les secrets de la patience de Dame Nature.



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